Wednesday, April 15, 2009

1100 ex et une maison

Ayant bientôt vendu de la totalité des 800 exemplaires des Histoires jamais entendues dans un pub en Irlande tirés en deux fois (300 + 500), et les 300 exemplaires de La Fille de l'Aventurier, les Editions Croiser le Faire s'apprêtent à passer à la vitesse supérieure.

En effet, et si le format associatif sous l'intitulé de Croiser le Faire continuera à exister pour publier des oeuvres indépendantes, l'expérience vécue par les éditeurs avec ces deux titres les incite aujourd'hui à créer une véritable maison d'édition, au format SARL.

En gros, il s'agit de passer aux choses sérieuses.

4 partenaires s'investissent donc depuis quelques semaines déjà pour constituer cette nouvelle maison d'édition. Certains ont collaboré sur les livres de Croiser le Faire.
Les enjeux sont déjà là, des questions banales de société d'édition en création, en vrac : quel nom ? Quelle ligne éditoriale ? Quel rythme de parution ? Quels statuts ? Et internet ? Et quel gérant ? enfin bref.
Surtout, autant de questions pour lesquelles vous serez sollicités, comme vous l'aviez été à fort bon escient pour le choix des couvertures de nos livres. Car vous n'êtes pas pour rien, clients, libraires, internautes de passage ou fidèles, dans l'évolution de cette aventure.

Stay tuned !

Labels: , ,

Thursday, April 9, 2009

Soirée Editeurs à la librairie Caractères


Le rencontre entre des lecteurs et des éditeurs à la librairie Caractères à Colombes a eu lieu le 24 mars dernier.
En compagnie de Benoit et Frédéric des éditions Attila, j'ai eu l'honneur de parler des métiers de l'édition pour le compte de la maison Croiser le Faire.
Un métier somme toute méconnu. Les lecteurs semble-t-il ne se soucient guère de la maison qui publie les livres qu'ils achètent. D'où l'importance pour l'éditeur de n'être pas un nom mais une image, un format, une ligne graphique. Le livre est un objet, la lecture commence dès l'entrée du lecteur dans une librairie. La couverture poursuit ce lien, et si elle est bien faite le lecteur poursuivra sa lecture sans rupture mais avec bonheur, surprise peut-être, dans les pages.
Et si le bonheur est là, souhaitons que le lecteur veuille un jour ou l'autre lire un autre livre, retrouver le même goût de plaisir. C'est alors vers toute l'imagerie du premier livre qu'il se tournera. C'est-à-dire une couleur, un format, l'odeur d'un papier. Et non un nom d'éditeur.
Et puis l'éditeur défend ses textes. Il les diffuse partout parce qu'il y croit. Parce que derrière l'éditeur est une frustration qu'un texte ne soit pas encore lu. Qu'un auteur qui apporte du beau au monde ne soit pas partagé. C'est bien souvent cette forme d'injustice qui crée la vocation d'un éditeur.
Autant de questions débattues devant un public intéressé, sous la houlette de Saumel et Pascal des Caractères. A remettre les gars, quand vous voulez.

Photos Gilles Rammant

Labels: ,

Wednesday, April 8, 2009

Je lis la Princesse de Clèves


Fantastique coup marketing au dernier Salon du Livre : le MOTIf, observatoire du livre en Île de France, distribuait des badges bleus frappés "Je lis la Princesse de Clèves". Succès instantané, et rupture de stock.
Pour ceux qui comme moi sont arrivés trop tard, l'observatoire fournit gracieusement un fichier PDF permettant de se fabriquer soi-même son badge.
Et Aldus sur son blog fournit même un fichier texte pour lire les fabuleuses pérégrinations sentimentales de ladite Princesse. Clairement politique, Lafayette n'est pas la fayotte.

Labels:

Thursday, September 18, 2008

Marée littéraire de septembre : que faire quand on est petit mais éditeur ?


S'en foutre. Je ne vois pas en quoi la qualité d'un travail passionné doit absolument pactiser avec les canons chronologiques remplis de boulets éditoriaux. D'une part. D'autre part, je ne vois pas non plus de quel droit l'intégralité de la production littéraire n'existerait qu'en septembre (déjà qu'elle existe aussi en janvier, c'est dire), ni sous quel prétexte elle ne serait validée qu'à l'aune des critiques de la rentrée.
Et je dirais même : au contraire. Il est fondamental, nécessaire et primordial de ne pas entrer dans ce jeu. Oui, c'est vrai que ça peut être marrant de s'offrir une rentrée littéraire, de faire partie de ces débordements d'invendus, de sombrer en choeur avec 600 romans quand seuls 50 surnagent. Ca créera éventuellement des liens. Eventuellement.
Mais au-delà du gaspillage de papier, jouer dans la cour de la rentrée donnera surtout un grain trop délicat à moudre aux critiques incultes, voire vendus (à lire : le coup de gueule de Lois de Murphy). Un grain bien trop précieux pour être broyé par une machine industrielle de presse et de grand magasin. Il s'agit de passion. La passion n'a pas d'heure. Il est au contraire important de ne pas jouer le jeu de la rentrée, et des centaines de livres existent en dehors d'elle. Gonflons leurs rangs, abreuvons leurs sillons, traçons avec eux un chemin autre.



Source de l'image

Labels: